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Convention
EDF
Convention pour la
protection de
l’avifaune dans le Gard : historique
et bilan des équipements
réalisés
Le
25 juin
2001 à Nîmes,
une convention était signée entre EDF Gard-Cévennes et le
Centre Ornithologique du Gard (COGard), le Groupe de Recherche et
d’Information sur les Vertébrés et leur Environnement (GRIVE) et le
Centre Ornithologique
Rhône-Alpes (CORA), « concrétisant leurs volontés communes de
faire régresser le taux de mortalité de l’avifaune et en particulier
des
espèces particulièrement menacées par le réseau électrique Haute
Tension A, notamment l’Aigle de Bonelli, mais également le Vautour
percnoptère, l’Aigle
royal, le Circaète Jean-le-Blanc, le Balbuzard pêcheur, les Cigognes
blanche et noire, etc. ».
Dans
cette convention,
étaient définis 11 zones prioritaires à traiter
dans le département. La première phase
était de cartographier les lignes et pylônes « à
risque » dans chaque zone, à partir de la typologie des
pylônes et risques correspondants
d’électrocution. La liste hiérarchisée des poteaux et des portions de
lignes selon leur dangerosité pour l’avifaune était ainsi établie pour
chacun
des secteurs de 5 km sur 7,5 km composant une zone, avec cartographie
associée sur les planches fournies par EDF au 1/10 000ème.
A partir des conclusions de ces études, les secteurs et pylônes à
neutraliser en priorité les années suivantes seraient déterminés en
concertation entre EDF et
les associations concernées. Le budget prévu par EDF pour réaliser le
protocole était d’environ 300 kF (45 700 €) annuel.
En
2001 et 2002, pour un
budget total de 41 k€, les
études
prévues ont été réalisées sur 3 premières zones : les Gorges
du Gardon par le COGard, les Gorges de
l’Ardèche par le CORA Ardèche (zone re-attribuée ensuite à EDF
Ardèche), la plaine de Pompignan par le GRIVE (sans suite à l’heure
actuelle). Les supports et tronçons
de réseau dangereux ont donc été reportés sur les cartographies EDF au
1/10 000ème pour un total de 28
secteurs.
En
2002 et 2003, aucune
dépense n’a été engagée en matière de travaux
avifaune par EDF, suite aux aléas climatiques (2 fortes inondations …)
qui ont modifié
les priorités du centre EDF GDF Services Gard Cévennes.
A
partir de 2004, le
budget disponible d’EDF Gard a été réduit à 15 k€
annuel. En 2004, le premier chantier
d’équipement de 4 km de ligne HTA dangeureuse pour l’avifaune s’est
déroulé à Blauzac, dans une zone de chasse des Bonelli nicheurs dans
les Gorges
du Gardon : isolation de têtes de pylônes et transformateurs
dangereux pour éviter les risques d’électrocution (câbles et isolateurs
protégés) et
installation sur les supports de pylône de tiges/cierges pour empêcher
les oiseaux de s’y percher.

2 exemples de lignes pouvant
s'avérer dangeureuses pour l'avifaune (photos COGard)
En
2005, un chantier
d’équipement d’une ligne meurtrière (Hibou Grand-Duc, Circaète
Jean-le-Blanc…) en crête sur la rive Droite du Gardon au sud de Russan
(commune de Sainte-Anastasie) a été réalisé sur 3 km de ligne HTA. Le
balisage de la traversée du Gardon par 2 lignes MT à Dions n’a pu être
terminé qu’en
juin 2006 du fait de la panne de l’automate de pose des balises.
En
2006, l’équipement
d’un portique très dangereux à proximité du nid
du nouveau couple d’Aigle de Bonelli des Gorges du Gardon (signalé en
octobre 2005 à EDF)
est prévu cet automne. 4 à 5 km de ligne et pylônes dangereux en plaine
de Collias doivent également être neutralisés, sans doute début ou
courant 2007.
Du
fait de la forte
réduction du budget mobilisable par l’antenne
gardoise EDF pour la protection avifaune, le rythme annuel d’équipement
et neutralisation de
lignes devrait rester plafonné à 4 ou 5 km par an. Par conséquent, une
dizaine d’années au minimum seront nécessaires pour
finir
de traiter la première zone déjà étudiée… Repoussant d’autant la
poursuite des études sur les 8 autres zones de la convention de 2001,
la réponse à d’autres ou nouveaux
enjeux (Vautour percnoptère, Aigle royal…) ou les premières actions sur
la seconde zone déjà étudiée (Causse de Pompignan) !
Pour
ne pas désespérer
devant ces échéances lointaines, la recherche de
financements supplémentaires s’impose pour accélérer les
équipements : soit
au niveau national au travers du Comité National Avifaune (CNA),
particulièrement pour les secteurs de reproduction de l’Aigle de
Bonelli (4 couples nicheurs
dans le Gard en 2006 !), soit au niveau européen (équipements
financés dans un LIFE ?!), ou encore dans les Documents
d’Objectifs des ZPS
concernées...
Daniel
BIZET (COGard).
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